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BASKET-BALL (N1 MASCULINE)
Saint-Etienne et Saint-Chamond, Angers BC et Angers-Saint-Léonard, Reims et Châlons. Poussés par la crise économique, six clubs de N1 devraient s'unir la saison prochaine !
Les temps sont durs pour le sport professionnel. Le basket, comme tant d'autres disciplines, souffre de la crise. Les collectivités locales serrent la ceinture, quand, à l'image de ce qui se passe dans la Marne, ils ne ferment pas complètement le robinet. Les partenaires privés ont d'autres chats à fouetter et il faut trouver de nouveaux moyens de développement, voire de subsistance. Ou bien sortir des cartons de vieux projets d'union avec le voisin, Arlésienne sans cesse sacrifiée sur l'autel des particularités locales et des querelles de clocher.
Ainsi devrait-on vivre une année 2010 exceptionnelle en matière de socialisation des forces. Trois projets s'apprêtent en effet à voir le jour en Nationale 1 masculine.
Plus proche de chez nous, celui qui pousse Reims et Châlons-en-Champagne dans les bras de l'un de l'autre. Abandonnés tous deux par leur département, dégringolés de Pro A en N1, les deux frères ennemis de la Marne semblent enfin sur le point de concrétiser une alliance qui fait peur, car susceptible de réunir 2 M€ dès la saison prochaine. « Nos deux maires et nos deux présidents se sont réunis hier soir (jeudi), explique Laurent Gaudré, l'entraîneur rémois en déplacement à Saint-Étienne. Il ne reste plus que les partenaires privés à rencontrer. Le projet continue. » Et il aspire à porter très vite le basket champenois au sommet de la Pro A.
Les Angevins ont dit oui À Angers, entre deux clubs voisins de quelques centaines de mètres, la raison semble l'emporter. Sous la pression d'une municipalité furieuse de devoir faire vivre deux clubs de N1 depuis l'accession de L'Etoile d'Or Saint-Léonard, le rapprochement a abouti. Deux assemblées générales extraordinaires se sont déroulées cette semaine. Si les 125 membres présents de l'ABC ont voté à main levée un oui massif, les 289 de l'EOSL, club familial et formateur, ont accepté à seulement 68 %.
Plus discrète que les autres, la cour que se livrent Saint-Étienne et Saint-Chamond (10 km de distance) est également dans sa phase de concrétisation. « Je sais qu'ils se rencontrent toutes les semaines. Ce sont deux clubs très différents mais ce serait bien pour la Loire Sud », estime l'arrière Saint-Quentinois Moustapha Diallo, qui vient de passer quatre saisons à Saint-Chamond.
À la Fédération, on attend maintenant de voir tomber les dossiers. « Ils doivent arriver complets à la commission juridique avant le 1er mai, explique Antoine Legentil, responsable juridique de la FFBB. Auparavant, ils devront être passés pour accord par les comités départementaux avant le 10 avril et les ligues régionales avant le 20 avril. Nous rendrons nos décisions au plus tard le 1er juin. »
ERIC JONNEAU
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